mardi 14 mai 2013

mise en ligne en "Empty Defense" et mise à jour du Flickr

Gros événement pour le blog. Après quelques mois de travail, je vous présente "Empty Defense"


Empty Defense from manemos on Vimeo.

aussi présent sur Youtube et Dailymotion
Ce travail a été pris avec mon 5D mark II et monté sur première et after effect. Il est un préambule à un gros travail visant à utiliser la même technique de suppression de la population sur l'ensemble du territoire parisien.




Sur le flickr vous trouverez un échantillon des photos originales qui m'ont été à la base de mon travail flickr de "empty defense" ce qui vous permettra d'appécier un peu plus l'ensemble de la vidéo.

Signalons par ailleurs que le Flickr et le 500Px se sont vus gratifier d'une série de portrait de ma chère et tendre:
cliquez ici pour le flickr. et ici pour le 500Px
dont voici deux exemples:
into the ground-5.jpg

into the ground-12.jpg

Merci et n'oublier pas de partager ces liens. 

vendredi 3 mai 2013

lettre ouverte à mon frère de gauche (et par la même pour tout le monde)


Suite à la polémique et au vent d'indignation du à un lien sur mon Facebook vis à vis du mariage pour tous, j'ai promis de clarifier ma position. 
Voici donc ma réponse sous la forme d'une lettre ouverte à mon frère Ulrich: 


« Lettre ouverte à mon frère de gauche, 
La France a récemment adopté l’ouverture au mariage aux couples homosexuels, rattrapant son retard et devient le 14ème pays à adopter cette loi et le 9ème européen. Tout comme toi à une époque, je m’en serai réjoui. Nous en faisions un cheval de bataille, combattant l’hydre de la persécution sur le cheval de la liberté et à l’époque on galopait. 
Au fond, c’est un aboutissement d’une pensée, une victoire pour un groupe qui subit des humiliations et des massacres inadmissibles dans certains coins du monde. En ce sens l’Etat Français reconnaît la légitimité des choix de ces personnes et c’est un geste fort pour ce monde que j’aurai pourrai soutenir totalement. 
En ce sens j’aurai pu être en tête des cortèges scandant et soutenant aveuglément une cause humaine contre l’oppression. Pourtant au fond de mon cœur résonne une voix qui me dit « ceci n’est pas une solution », ma conscience me met en garde contre cette loi et la logique qui en suivra. 

Ca n’a pas été un choix facile. Le poids du passé, la lourdeur de la solidarité politique étouffaient ma liberté de conscience. Quelque chose me gênait mais je n’arrivais pas à poser les mots dessus. Il a fallut que je passe beaucoup de temps à réfléchir à méditer pour aboutir à une conclusion qui ressemblerait à de la trahison mais qui honnêtement me parait être plus en accord avec l’ensemble des principes fondamentaux que nous défendions à notre époque : notre humanité et notre dignité. 
A contrario, comme un équilibriste, je me souvenais de ce que je devais à des homos, ce qu’ils m’avaient apporté, comment ils m’avaient aidé à grandir. 
Je ne peux que leur être reconnaissant leur dire merci du fond du cœur. 

Et comment pourrais-je manifester avec Frigide Barjot et surtout le front national ?
MOI à côté de Marine le Pen, de Collard ?? Mais plutôt crevé ! 
Jamais ! c’est pour cela que je ne me suis pas rendu sur ces cortèges : par respect envers moi-même envers mon parcours, envers ces gens que j’aime mais que je vois malheureusement peu. 
Comment pourrais-je être homophobe ? Poujadiste ? Militant du GUD ? MOI ! Gilles de Caevel. 
Je n’en ai pas le droit. Je n’ai pas le droit de ressentir de la haine. 
Ce n’est pas humain, encore moins chrétien. 
Tu as été choqué par ce lien, je suis très affecté par ces propos. 

Alors point par point, j’aimerai te prendre par la main et que tu suives mon raisonnement. Que tu l’approuves ou non n’est pas un souci mais que tu l’acceptes comme moi j’accepte le tien me tiens plus à cœur. (Si je peux me permettre cette utilisation accrue du verbe tenir) 

En premier point, posons cette question suis-je ou non homophobe ? 
Si je t’avais en face de moi, je te poserai cette question droit dans les yeux. Mais apparemment il faut passer par ce mea culpa. Je pose cette question malheureusement par écrit et je te laisse libre de la réponse. Je dis apparemment parce que ce débat a très vite opté pour cette option ; « tu es contre le mariage pour tous, tu es homophobe. » partout sur mon mur facebook, sur les journaux, dans la rue, dans ta tête, sous tes yeux. Cette prise de position s’impose et le débat se résume à cela. 
Je dis NON !C’est du holp up intellectuel. On prive les gens de réflexion. On se doit à un peu plus de discernement. J’aurai voulu qu’on s’écoute calmement, qu’on ait une réflexion démocratique pacifique. La question du mariage gay est vaste et mérite que l’on s’y attarde un peu même si d’autres problèmes sociaux économiques en valent aussi la peine. Il faut reconnaître que cette question a vraiment accaparé les esprits. Vois où l’on en est. Je ressentis pour les autres qui voulaient un débat, une violence (et je pèse mes mots) insupportable. C’était des moqueries des sites entiers en ordre de bataille, caricaturant, vociférant anéantissant un début de débat, j’en ai perdu une amitié qui m’était cher. Note bien que je ne suis pas garant du mouvement des antis, ils ont eu des débordements inqualifiables et surmédiatisés. D’un autre côté, j'ai aussi vu des débordements innommables de l’autre. La haine a répondu à la haine. C’est le débat le plus malsain au niveau national qu’il m’ait été donné d’assister. Je voudrai par respect envers des gens qui n’ont pas pour habitude de manifester ou pour le gros des français qu’il n’y a pas que des « méchants » d’un côté et des « gentils » de l’autre. Nous sommes suffisamment adultes pour répondre calmement car c’est un point que je trouve important. 

Donc, suis-je ou non homophobe ? 
répondons à cette question par le biais d'autres questions. 
A la question : les homosexuels ont-ils les mêmes droits que le reste de la population. 
Je te réponds OUI ! 
Étonnant non ? 
Si deux personnes ont choisi de vivre ensemble et ce toute leur vie. Il est légitime que la personne qui se retrouve veuf ou veuve puisse bénéficier des mêmes droits à la succession que le reste de la population. Après tout si elle paie ces impôts s’acquitte de ses devoirs, pourquoi s’opposer à cela ? Le contraire est une discrimination intolérable et injustifiable. On ne laisse pas les gens dans la rue. Si deux personnes ont choisi de vivre ensemble et ce toute leur vie. Il est légitime que les deux paient les mêmes impôts que le reste de la population. Ce qu’il se passe chez eux, ne concerne qu’eux. Je ne vois rien de condamnable la dessus. 
Je te dis cela encore en mon âme et conscience. 

A la question : reconnais-je la possibilité de deux hommes ou de deux femmes à élever convenablement des enfants. 
Je réponds OUI ! 
Là je déroute. Te dis-tu ? 
Mais comment pourrais-je dire autrement ? Tant que l’enfant grandit dans un milieu stimulant, il n’y a aucune raison qu’il ne trouve pas ses repères et grandisse convenablement. Tu connais mon histoire, vieux frère. Orphelin de père depuis ma prime enfance, je n’ai jamais grandi dans l’exemple prôné par les « Anti » Un enfant = un père + une mère. Je ne peux pas en mon âme et consciente soutenir que cette équation est la source invariable du bonheur familial. C’est idiot. 
Mais à fortiori, de la même manière, je ne peux pas affirmer « mieux vaut un mariage gay qu’un mariage triste ». C’est tout aussi stupide. Ces gamins sont élevés par des êtres humains, donc faillibles. Je n’ai pas eu que des jours beaux avec ma mère, j’en ai eu des merveilleux, c’est pareil pour eux. 
J’en conclus donc que maintenant, ils seront libres de faire exactement les mêmes conneries que les hétéros.

Pourtant, je dis toujours, NON. 
Tu es l’une des personnes les plus intelligentes que j’ai eu la chance de connaître, tu vois bien où je veux en venir et où je bloque. 
Or nous parlons de mariage. Un mariage est un mariage, nous n’allons pas optés pour différents mariages selon les préférences de chacun. C’est ridicule et discriminant. 
Paradoxale position que de justifier un fait que l’on juge discriminant par la dénonciation de celui-ci. Mais voilà, dans une situation que demande TOUT ou RIEN, je ne peux pas me permettre d’un « oui, mais… » C’est hypocrite et cela a aussi participé à mon fermage de gueule, tout le long du « débat ». 

Personnellement, le premier point intellectuel sur lequel j’ai bloqué a été celui de l’histoire. 
Reconnaissant et tu ne me diras pas le contraire, la question de l’homosexualité n’est franchement pas nouvelle, un peu redondante tout de même. 
A contrario, la question « d’un mariage pour tous » ne s’est jamais vu ailleurs dans l’histoire des civilisations qu’aujourd’hui, (sauf peut-être dans quelconque tribu d’Amazonie, ou je ne sais où : en tout cas dans le cadre d’une civilisation ayant une législation écrite, je n’en connais aucune. Pourtant les grecs anciens étaient pour le moins ouverts sur ce sujet mais aucune trace de mariage. Peut-être n’ai-je pas été assez attentif en cours.) 
Mon point n’est pas de justifier une interdiction quelconque par un manque d’exemple historique, mais plutôt j’aimerai dire puisse que nous n’avons pas d’exemple à proprement parlé ne pourrions-nous pas prendre le temps de la réflexion. Il s’agit d’appliquer un modèle sur lequel nous n’avons pas aucun exemple à très long terme et ce à toute une nation. C’est une sacrée responsabilité, je me trompe ? 
Le seul exemple sur lequel nous pouvons nous appuyer est celui des Pays-Bas, cela ne fait que depuis 2001 que la loi sur le mariage pour tous a été adoptée là-bas. 10 ans… ce n’est rien et c’est pour cela que le débat était important. Du coup, je suis plongé dans la perplexité quand je vois la vitesse à laquelle le gouvernement a fait passer cette loi et avec quelle précipitation les Etats démocratiques s’engouffrent tous dans cette brèche. Il m’en vient à me demander, "pourquoi?" 

Je suppose qu’à ce niveau de lecture, tu as compris le pourquoi de mon opposition, mais je te tiens toujours la main et je te dis ce mot : Filiation. 
Cette conséquence entrave ma conscience. 
Si nous avions été homosexuels, si nous avions fait choix hypothétique d’être ensemble, je ne sais pas comment vécu un tel cas de conscience, car quatre mots me dérangent : P.M.A, mères porteuses Adoption. Puisse que le mariage pour tous a été voté, les questions liées à ces quatre mots vont légitimement s’imposer. Et puisse que le mariage est fondamentalement en question avec la filiation, il faut reconnaître un point tout aussi incontournable dans le débat et ce n’est pas raciste que de dire cela que deux homosexuels ne peuvent avoir d’enfants biologiquement parlant : ils ne peuvent procréer. 
D’un point de vue philosophique, je ne considère pas le corps ni comme une entrave ni comme un handicap. Le corps est simplement ce qui fait de nous des êtres humains. Ce n’est pas une erreur, pas un fardeau. C’est simplement nous, dans notre dignité, comme dans nos perversions, dans nos erreurs comme dans notre héroïsme. La nature opte pour différentes solutions nous apprenons à vivre avec dans le court lapse de temps qu’il nous est imparti mais c’est nous qui faisons nos choix, l’erreur n’est pas en ce sens naturelle mais elle est au crédit de l’humain. Je pose cette base philosophique et humaine. Je sais qu’aujourd’hui, cette base n’est plus si évidente. 

Sur la question de l’égalité qu’il y a en découle. J’aimerai pouvoir dire, il devrait y avoir une égalité des droits vis-à-vis des couples « hétéros ». Sur ce point, philosophiquement, je bute parce que si l’approuve cet accord de principe, j’accepte des choses qui dans la réalité me posent un réel problème éthique. 
Donc, et je vais essayer d’être le plus neutre possible, quand on est dans une situation d’union stérile, ce sont les deux possibilités pour obtenir une descendance. La solution de l’adoption est plus nuancée que celle de la P.M.A, il faut le reconnaître. Mais je ne lui en reconnais pas moins de difficulté. 
Nous allons développer point par point. Prenons nous en exemple. Imaginons Ulrich que toi et moi soyons en couple. De ce postulat, imaginons encore que nous n’ayons pas eu de descendance naît en dehors de cette union. Imaginons de plus que nous désirions un enfant ou plusieurs, soyons fous (je sais que tu en mourrais d’envie mon salaud). 
Maintenant c’est possible. Or comment l’obtenir ? 

Solution numéro 1 l’adoption. 
Dans le cadre français, il y a la DDASS, ça tu le sais. 
Il faut rappeler que le nombre d’enfants à adopter est bien inférieur au nombre de couples demandeurs. Dans ce cadre, l’égalité « homos » « hétéro » est justifiable. C’est vrai qu’avant le passage de la loi, un couple hétéro pouvait adopter et les couple homos non. C’était étrange. Les critères de sélection pour l’adoption étant restrictif, le nombre d’orphelins étant bas dans notre pays, Beaucoup se tournent vers l’international. Dans le cadre international, toi et moi le connaissons bien. 
Au Cambodge, tu te souviens, pour adopter, il faut se rendre à un orphelinat, choisir un enfant et faire un « don » à l’institution. Tous les enfants dans ces instituts ne sont pas forcément orphelins, certains ont été carrément vendus par leurs parents pour des raisons purement pécuniaires. Il suffit de voir « holy lola » pour se rendre compte de cette situation, de se rendre compte de la concurrence effroyable que se livrent les adoptants pour obtenir un enfant, c’est une jungle inhumaine se concluant par une épreuve psychologique d’importance qui veut que ces mêmes futurs parents de se rendent compte qu’ils vont devoir « acheter » leurs enfants. Le « don » après fluctue selon l’offre et la demande. Quand Angelina Jolie est venue au Cambodge pour adopter son fils, les prix se sont envolés. 
Chaque pays à sa législation en la matière mais si tu te souviens de nos conversations à cette époque, nous étions d’accord pour trouver le « marché » révoltant car il prive la nation de sa force vive au profit de celle de l’adoptant. 
Un marché... mettre un prix sur une vie... Le mariage gay n’est pas à l’origine de cela mais il y contribuera en des proportions notables. C’est une situation à laquelle je ne voudrai pas être confronté. 

Solution numéro 1 bis nous avons eu des enfants hors union. 
Dans le cadre où en nous mettant en couple tu me dises : « j’ai eu un enfant ailleurs » (salaud tu as connu des gonzesses avant moi)
Cela représente en France la majorité des cas. Si les parents homos ont élevé le ou les enfants d’un conjoint et forment ensemble une famille recomposée. Il serait injuste que l’un des parents soit lésé de ses droits en cas de décès de son conjoint et qu’il perde tout droit sur l’enfant. C’est une situation inacceptable. 
Pour autant, le point où je bloque vient du modèle hollandais. Dans un pays ou 25000 enfants vivent dans le cadre d’une « famille rose », il n’y a aucune reconnaissance juridique pour les beaux-parents ni pour un donneur de sperme par exemple. La solution toute trouvée par les travaillistes et les libéraux est d’offrir une reconnaissance officielle d’une troisième personne ou plus comme parents d’un même enfant. Quel cadre cela offre t’il à l’enfant ? Quelle stabilité cela lui offre t’il? Au point de vue juridique, on est à deux pas du mariage à trois. C’est ce modèle de société que l’on veut ? Ce n’est pas de la science-fiction. C’est un modèle qui a dix ans d’avance sur nous. 
Nous en sommes donc pas à l’abri que cette éventualité soit discuté en France dans les prochaines années à venir. 
Le problème s'épaissit si on prend en compte que certaines nation peuvent interdire l'adoption de leur orphelins aux couples homosexuels comme Poutine l'a annoncé en Russie. La solution trouvée pour pallier à cette problématique est donc celle-ci. 

Solution numéro 2 la P.M.A. mère porteuse. 
C’est là que je bute littéralement. La procréation médicalement assisté. 
Aujourd’hui, elle est encore interdite en France. Mais pour combien de temps ? On me répondra que son prix est exorbitant. En cours d'économie, j'apprenais que la hausse de la demande fait baisser les prix et on peut créer des tas d'aides financières via l'état ou par des instances privées pour accéder à un service médicale hors de prix. Si un couple homosexuel peut se permettre d’avoir des enfants de leur sang, pourquoi s’en priverait-il ? Je trouve personnellement cette méthode dégradante. 
Il s’agit pour le couple homo, d’aller voir une femme homosexuelle ou non, pour lui demander qu’elle porte leur enfant. D’un point de vue logique, vu les neuf mois où son corps sera mobilisé, il faudra subvenir à ces besoins, la payer pour le temps et les efforts qu’elle fournira. Pour lui demander au final de renoncer totalement à ces droits sur l’enfant ou tout du moins à une grande partie. Or dans ce cas si toutes les femmes ne le font pas ou n’accepte pas, certaines en font leur source de revenu, ca se voit aux États-Unis. 
Pour féconder ses femmes, on passera obligatoirement par une fécondation in vitro, et si on a les gènes à porter de mains on peut accroître artificiellement le nombre de jumeaux par exemple. 
Et où ça s’arrêtera ? 
Aucune mère ne pourrait affirmer qu’elle peut laisser une vie grandir en elle sans que cela ne l’affecte. Le ventre de la femme n’est pas des mains de travailleuses. Quand j’entends Mr Bergé dire des horreurs pareilles, c’est une dégradation complète de la femme. Comment on peut être de gauche et soutenir et légiférer sur la construction d’un marché aussi scandaleux. 
C’est contre tous nos principes, contre tout ce qui a animé notre engagement politique contre nos valeurs éthiques et contre notre humanité. 
Et il ne faut pas me faire croire que c’est juste un con qui a dit une connerie en passant. Mais c’est une tendance qui se vérifiera. Quand j’entends M.Lloyd Blankfein (président de goldman and sachs) dire « gay marriage is good business » ce n’est pas un hasard. Ne me fais pas croire qu'il ne parle que d'un boum des robes de mariées. C’est que derrière ça, la P.M.A va couler de source que derrière cette pratique onéreuse se cachera un marché répugnant qui avilie la femme à un rôle de pondeuse. 
JE DIS NON ! 
Je ne me suis pas battu contre ça, je ne veux pas voir cela pour mes enfants, je ne veux pas qu’on regarde nos mères comme des poules. 
Oui ça me révolte. 
Oui je préfère dire non au mariage gay non pas parce que je suis homophobe mais parce que je redoute les conséquences celui-ci. 
Je préfère renoncer à des principes qui m'ont été chers si je trouve qu'en pratique le prix à payer pour celles-ci est trop élevé. 
Je suis avec ces gens qui comprennent qu’un enfant ce n’est pas un droit mais une responsabilité, je suis avec ces gens qui comprennent que quelque chose se trame derrière un horizon de belles promesses. 
Ce ne sont pas pour la plupart des gens haineux, juste des gens inquiets. 
J’aimerai que l’on n’ignore pas cette inquiétude et que l’on ne la réduit pas à de la phobie. Déjà que l’adoption est difficile mais la P.M.A est injustifiable à mes yeux. 
Imaginons juste un instant qu’une mère porteuse vienne à mourir que son ou sa conjoint n’a eu d’enfant pour elle (lui), il risque d’y avoir des tensions effroyables lorsqu’elle réclamera ses droits sur tous les enfants et ce n’est qu’un exemple. 

Quelque chose sonne faux. 
Nous sommes en train d’assister à la construction brique par brique d’une nouvelle société et personne n’a la moindre idée de ce que cela va donner. 
Je vais arrêter de faire ma Cassandre. Je n’ai pas de boule de cristal. Si ça se trouve, je me trompe. 
Mais si ce n’est pas le cas… Ce que je sais c’est que le mariage gay créera des situations nouvelles et que les conséquences de celles-ci sont à mes yeux incalculables. 
Je ne crois décemment pas que cela créera un monde meilleur pour nos enfants, je crois plutôt que ça le rendra plus difficile pour certains. Enfin je me trompe peut-être comme je te dis, je n’ai pas la science infuse.


Maintenant quant au pourquoi de ce lien posté sur facebook. J’avoue que j’ai été loin de penser que ce lien allait autant faire parler de lui. Après tout, j’en posté énormément et surtout des liens me concernant, vu que ceux-ci ne suscitent en règle général que peu d’intérêt dans mon auditoire. Je pensais que celui-ci n’aurait pas dérogé à la règle. Mon erreur est de ne pas avoir affirmé mes points de convergences tout comme mes points de dissensions. 
La première divergence : le ton. Haineux dans l’introduction. On sent que le type a du mal à encaisser la défaite. Je passe outre cela, ce qu’il m’a vraiment intéressé se résume aux 10 points abordés. Je vais faire vite parce que je fatigue et je me sens un poil plus cynique. 

1er point : c’est qu’on retiendra que la gauche estime que la rue n’a pas à gouverner. 
C’est pas nouveau, donc divergence. Ce n’est pas la première fois que la gauche tait la parole de la rue. Toi, moi les sans-papiers s’en souviennent encore. Je ne sais pas d’où vient ce mec mais il tombe un peu des nues. 
2eme point : on peut être de gauche et applaudir les CRS sans sourciller. 
Ça se résume un peu au premier point non ? Divergence.
3eme point : c’est que quand un thème est dans le programme du candidat élu, il n’a pas à être discuté. 
Effectivement c’est difficile de dire le contraire. Hollande avait promis un grand débat de société. Je ne l’ai pas vu. J’ai vu deux camps se livrer une guerre sans merci autour de quolibets de sarcasmes et de caricatures et hollande piétiner ce débat vers la fin. Cela dit j’en rejette la faute en grande partie à la droite qui n’a pas su organiser elle non plus un projet alternatif concret. On récolte ce que l’on sème et on passe l’hiver à se geler les miches quand on a rien foutu. 
 4eme point : c’est qu’on peut dire « A » un jour et « B » le lendemain le plus naturellement du monde. 
Que la gauche utilise une arme parlementaire voté par le camp adverse pour son propre compte et inversement. Oui c’est de la politique parlementaire. 
5eme point : c’est qu’on peut dire les pires atrocités du monde dans l’indifférence générale. 
Et on peut même le soutenir! Je ne peux que dire oui. 
 En effet, l’amalgame a vite était fait sur ceux qui sont contre le projet de lois et les homophobes. Loin de moi de faire de l’angélisme gratuit, chaque camp a ses casserolles, je l’ai dit… agressions homophobes d’un côté… femen de l’autre. Honnêtement quelqu’un peut me dire ce qu’elles apportent au débat ? 
6eme point : c’est qu’on n’oubliera pas qu’une fois de plus, la presse française a choisi son camp tout au long du débat. 
Et c’est vrai. Honnêtement, à chaque fois que j’ouvrai ma page facebook ou un quotidien, j’avais l’impression de passer pour un monstre. Il y a une vrai connivence entre les médias et le pouvoir, je ne suis pas sûr que la démocratie a quelque chose à y gagner. 
7eme point : c’est qu’une pétition recueillant 700 000 signatures peut être jugée irrecevable. 
La droite ne se serait pas privée de cracher sur une pétoche. Pas non plus se leurrer. Divergence. 
8eme point : c’est le dédain, le mépris, le sectarisme du socialisme qu’on a vu à l’oeuvre ici. 
La droite n’en est pas exsangue non plus. Faut pas rire. 
9eme point : c’est qu’on peut engager de grandes réformes sans se soucier d’ouvrir un débat citoyen sur ces questions
Si en effet la droite a mis le plus de bâtons dans les roues contre ce projet de lois à l’assemblée, c’est une chose. Si on ne peut avoir un référendum sur une réforme sociétale, c’est étrange. Pour le coup, je ne crois pas que l’idée d’un référendum sur ce sujet m’aurait semblé illégitime. Je ne vois pas pourquoi une question comme celle-ci puisse être approuvé par l’assemblée et non par le peuple directement. Bizarrement, autant une problématique sur la question d’une constitution européenne peut sembler hardue pour le commun des mortels, autant une question sociétale comme celle-ci me plus vraisemblable à mettre en œuvre. Je ne suis pas un spécialiste de la constitution, mais bon. 
10eme point : La dixième chose à marquer d’une pierre blanche, c’est qu’un feu s’est allumé, qui ne s’éteindra pas. 
Oui mais là faut appeler au calme mon petit père. 

Maintenant, suis-je le jouet de la droite ? 
Combien de temps allons-nous encore brandir l’épouvantail de l’extrême droite avant de pouvoir nous même réfléchir ? 
Aujourd’hui, la droite est aussi hypocrite que la gauche, il suffit d’observer l’exemple espagnol ou l’exemple hollandais. Hier en Espagne, l’église et la droite avaient pris la tête de l’opposition contre le mariage pour tous. Aujourd’hui, l’une comme l’autre, se taisent conjointement sur ce sujet, au contraire pour la droite espagnole, il n’est guère question de revenir là-dessus. Dans le même exemple en Hollande, l’extrême droite soutient le mariage gay. Le leader de l'extrème droite hollandaise Pim Fortuyn était un gay souviens-toi en. La droite française ne fera pas mieux et suivra leurs exemples. Ce ne fait pas l’ombre d’un doute pour moi. 

Est-ce que je me bats pour la droite non. Je ne l’ai jamais fait, j’ai par contre eu bien l’impression que ma famille politique s’est battue contre moi. 

Enfin, si mon fils ou ma fille m’annonce qu’il est homo et qu’avec son copain sa copine, il ou elle veut avoir un enfant. Qui suis-je pour m’opposer à lui ? Qui serai-je pour ne pas faire autre chose que l’aimer ? Je pourrai simplement aujourd’hui le regarder en face (dans l’hypothèse qu’il vienne enfin au monde) et le mettre en garde sur les choix qu’il devra affronter. 
Par définition, c’est ça le rôle d’un père. Aimer ses enfants, les protéger tant que c’est possible et les laisser mener leur vie. Mais putain j’espère qu’ils ne diront pas autant de conneries que moi. 

Voilà j'espère avoir répondu à tant tes interrogations qu'à tes inquiétudes. »

mercredi 24 avril 2013

Du nouveau, du choix de location (et des news pour bientôt)


En prélude à une avalanche, on assiste souvent à un réchauffement de l'air ambiant.
Dans cette métaphore climatique, je voulais vous présenter mon matériel:

   

1 canon 5D mark II
1 24-70 mm 2.8F (monté sur ces photos)
1 70-200mm 2.8F (non monté sur ces photos par contre)
1 micro
1 spider
1 go pro 2 et quelques accessoires
1 trepied photo vanguard

J'espère pouvoir allonger la liste.
Ce tout peut être mis en location prix à débattre

Par contre en petit dernier, je suis heureux de vous présenter le Stage One de Dynamic Perception.
Il me manque par contre une tête pour alimenter en énergie et imputer un mouvement à ce petit bijou.


D'ici là, je suis en fin de montage pour un nouveau timelapse précurseur d'une nouvelle idée, dont je suis fier de vous monter quelques images du tournage.










lundi 18 mars 2013

c'était un rêve...

C'était un rêve comme aujourd'hui,
Un souvenir qui se pare d'orange de nuit.
C'était un rêve comme celui-ci
Où le froid porte en lui, une joie infinie. 

J'y marchais, j'y riais loin des plaques, du bitume
Des mille plaintes de l'écume,
En ce rêve qui ne veut finir 
Et que la mort, sous mes chevilles, ne peut blanchir. 

C'était un rêve où je dansais
Comme un gamin l'aurait fait,
Où je dansais, je dansais à l'absence des vautours
Le bonheur de mes jours, la violence de l'amour. 

Plus rien.Rien n'y comptait. Ni le vide et ses liens,
Ni la force des cimes, les morsures des chiens. 
Rien que l'empreinte du sublime
En réplique du ciel, d'un abîme.   

Ce n'était qu'un rêve. Qu'un rêve
Partiel, incomplet, mais aussi vrai que ma sève
Aussi clair que mon âme, mon Seigneur le révèlent
Et qu'un sourire déguise mes ailes. 

C'était un rêve. Une chose des plus ordinaires
Qui s'endort et dès lors espère. 
C'était un rêve nu, à la vue du soleil
Où le vécu s'offre à l'éveil. 

lundi 4 mars 2013

Les noces du mal - EDEN

Un petit mot pour vous tenir au courant de la naissance "des noces du mal".
Il fait un bon petit kilo pour à peu près 200 pages, la gestation fut longue parfois douloureuse mais le père se porte bien, déjà il pense à la suite.
"Les noces du mal" sont pour le moment en couveuse avant de réfléchir à cela. Mais comme vous le savez, à Paris le plus difficile est de trouver une place en crèche.
En attendant de trouver un établissement favorable, vous pouvez suivre le hashtag sur twitter #lesnocesdumal

vendredi 8 février 2013

Interprétations de la bible: Genèse 3

IMG_6935.jpg

J'ai malheureusement pris un peu de temps pour écrire cet article et je m'en excuse auprès de vous.

Pour être franc, le calendrier ne s'y prêtait pas mon attention était focalisée sur des évènements extérieurs. La vie en somme. Mais je butais sur ma première difficulté d'interprétation.
L'exercice, il faut bien le reconnaître est plutôt ardu, revu "ravu", autant dire que la prétention d'apporté quelque chose à l'édifice humain par cette entremise est illusoire. En tout cas, ce n'est pas pour l'argent ou pour ma propre gloire que j'applique à cet exercice.

En vérité, l'actualité m'a renforcé dans la nécessité de ce travail. Parce qu'il règne dans ce pays un climat malsain entretenu par les médias, des affiliations des corrélations qui me laissent dubitatif, étranger à ce marivaudage politique. Pour tout dire, il y a une haine intense des moqueries des deux côtés qui me font vomir.

D'un côté du prisme, je ressens et je comprends la nécessité de personnes vivant sous un même toit d'officialiser leur union et de penser à un futur. Je comprends la volonté de trouver une place dans une société, le droit à la sécurité.
Je sais aussi ce que je dois à de nombreux amis.
De l'autre, je comprends en parti les inquiétudes et certaines mises en garde des opposants à ce projet de loi.

J'en parle parce que je suis entre deux eaux. Mon passé politique, mes convictions d'égalité se heurtent non avec ma foi, ma volonté de vivre en paix selon ce nouveau parcourt emprunté qu’avec ceux qui sont censés vivre sous cette même autorité. Malheureusement, aux yeux de tous et plus particulièrement des partisans et opposants à ce projet de loi, nous sommes, les gens comme moi du moins, pris à parti : nous sommes soit contre les uns, soit contre les autres. Il y a va de quolibets de moqueries infantiles, on est dans une cour de récré étendu au niveau Nationale. Assez pratique pour nous faire oublier les problèmes économiques et la misère qui grandit dans notre pays.

Je n’ai cependant aucune envie de partager une quelconque velléité et je ne peux donc me rallier à un drapeau aussi coloré soit-il.

Je ne peux pas être avec les opposants du mariage pour "tous". Je ne peux pas défiler avec des mouvements d’extrêmes droites et (même de droite tout court, manifester avec Jean-François Copé ça me ferait mal) je ne peux pas non plus m'afficher avec des caricatures de catholiques qui pour certains vont jusqu'à renier "Vatican II". Je ne peux pas m'afficher par la même occasion avec les mouvements pro mariage pour tous parce que je distingue mal le progrès que cela représente et je vois beaucoup de mauvaise foi voir autant d’extrémisme (Femen) chez ceux qui défendent ce projet de loi en passe d'être adopté d'ailleurs à l'heure où j'écris ces lignes.

Je ne peux pas mettre en doute par exemple qu'un homme accompagné d'un homme puisse être un mauvais père, que deux hommes ensembles puissent être de mauvais pères et ce systématiquement parce qu'ils vivent sous le même toit. Ma vie, mon enfance a suivi grossièrement cet exemple. J'ai été élevé par une femme seule dont je ne saluerai jamais suffisamment le courage. J'ai été totalement pris en charge par elle, aux vus de son travail et de ce que je suis actuellement, elle n'a pas trop mal fait son boulot. Après j'ai fait mes erreurs cela va sans dire. Mon expérience donc se confronte au modèle prôné par ce mariage "pour Tous".
Et c'est aussi à la lumière de cette expérience que je ne peux m'engager en faveur du mariage pour tous. Pourquoi ? parce que ce contre modèle n'a pas non plus été non plus un exemple de réussite.
Que l'on se soit souvent moqué de moi pour me blesser parce que je n'avais pas de père était courant. Je tapais, on se tapait dessus. Fallait faire mal. "Moi j'ai un père et pas toi" comprenez bien que je ne pouvais accepter que l'on m'insulte de "Fils de Pute". Une cour de récré en somme. Mais là où j'avais de la peine, c'était le soir. Quand les parents venaient chercher leur enfant. Ma mère restait toujours en retrait et j'ai mis des années à comprendre ce à quoi un père pouvait servir. Pour ainsi dire, j'étais choqué quand je rencontrais une présence masculine dans une maison. C'était quelque chose que ma mère ne pouvait pas réparer, 30 ans après je ne peux rien dire d'autres qu'elle a fait ce qu'il fallait, vivre avec.
Je sais donc ce qu'est qu'une discrimination par la vie. Je comprends ceux et celles qui le vivent. Je sais aussi que les enfants sont cruels entre eux. Ce n'est pas une loi qui changera ça.
Je ne peux pas en mon âme et conscience cautionner une loi qui généralisera une souffrance similaire à celle que j'ai connu.
Je ne peux pas et je ne le ferai pas.

Je pourrai aussi sortir d'autres arguments, historique, sociologiques anti-libérales autant de chose qui pour le coup appuieraient ces convictions contre la plupart des gauchistes fanfarons qui alimentent mon fil d'actualité Facebook, Twitter, mais je n'ai pas envie de m'étendre là-dessus, les étaler ne serait pas aussi honnête que ce que je viens d'écrire.
Je n'ai pas envie d'alimenter les dires de ces gens, parfois mes frères, qui me donnent vraiment mal au bide.

Je ne peux conclure que sur une conviction sincère et entière, un enfant n’est pas un droit mais une responsabilité. A partir de là, quand on est parent, il s’agit de faire de son mieux.

Où en étions-nous? Outre ce débordement politique autour d'un sujet qui ne l'ai pas. Je sens bien que je regretterai plus tard d'avoir inclus cette parenthèse dans ce contexte. J'espère que je ne serai pas confronté une nouvelle fois à cette position plus qu'inconfortable, ce qui m’étonnerait. Ah oui! Rêvons...


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Abel et Caïn!!! 

(de comme par hasard...)

Tout le monde connait Abel et Caïn. Les deux frères, le premier meurtre.
J'avais en effet beaucoup de mal à aborder ce sujet entre autre et surtout parce que je ne comprenais pas la sanction de Dieu envers Caïn. Je ne comprenais pas non plus pourquoi Abel était le préféré.
Autant la Symbolique d’Adam et d’Ève me semblait assez limpide autant celle des deux frères m'était hermétique.
Que comprendre dans la symbolique de ce premier meurtre? Reprenons l'histoire:

1 Adam eut des relations conjugales avec sa femme Ève. Elle tomba enceinte et mit au monde Caïn. Elle dit: «J'ai donné vie à un homme avec l'aide de l’Éternel.»2 Elle mit encore au monde le frère de Caïn, Abel. Abel fut berger et Caïn fut cultivateur.3 Au bout de quelque temps, Caïn fit une offrande des produits de la terre à l’Éternel.4 De son côté, Abel en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande,5 mais pas sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité et il arbora un air sombre.6 L’Éternel dit à Caïn: «Pourquoi es-tu irrité et pourquoi arbores-tu un air sombre?7 Certainement, si tu agis bien, tu te relèveras. Si en revanche tu agis mal, le péché est couché à la porte et ses désirs se portent vers toi, mais c’est à toi de dominer sur lui.»8 Cependant, Caïn dit à son frère Abel: «Allons dans les champs» et, alors qu'ils étaient dans les champs, il se jeta sur lui et le tua.9 L’Éternel dit à Caïn: «Où est ton frère Abel?» Il répondit: «Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère?»10 Dieu dit alors: «Qu'as-tu fait? Le sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.11 Désormais, tu es maudit, chassé loin du sol qui s’est entrouvert pour boire le sang de ton frère versé par ta main.12 Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus toutes ses ressources. Tu seras errant et vagabond sur la terre.»13 Caïn dit à l’Éternel: «Ma peine est trop grande pour être supportée.14 Voici que tu me chasses aujourd'hui de cette terre. Je serai caché loin de toi, je serai errant et vagabond sur la terre, et toute personne qui me trouvera pourra me tuer.»15 L’Éternel lui dit: «Si quelqu'un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois» et l’Éternel mit un signe sur Caïn afin que ceux qui le trouveraient ne le tuent pas.

Je vais donc vous résumer ce que j'ai compris à l'époque enfin surtout ce que je n'ai pas compris et qui faisait que je buttais.
Nous avons l'histoire du premier meurtre et Dieu qui encore une fois laisse faire. Le châtiment du pauvre Caïn est le bannissement, marqué à vie du sceau de l'infamie, une habitude après le jardin d’Éden. Si on compare la sortie du jardin d’Éden à la sortie de l'enfance de l'humanité j'entends, le meurtre résonne comme son premier acte marquant de l'adolescence. Pour autant, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Caïn et Abel sont fils D’Adam et Ève, cela va de soi. Mais justement, avec ce qui leur ait arrivé sur le coin de la gueule à ces deux joyeux lurons, ils sont forcément mis au courant leurs progénitures qu'il y a danger à mettre Dieu en colère. Donc on peut se douter que l'acte de Caïn s'il n'est prémédité en tout cas chargé de passion lui serait préjudiciable.
Alors pourquoi avoir tué son frère?
Pourquoi avoir tué son frère, quand on sait que cette famille communique directement avec Dieu, qu'ils connaissent la différence entre le bien et le mal et que ces frères ont été élevés ensembles et donc qu'ils devaient on l'espère s'aimaient?
Qu'est-ce qu'il a pu pousser un homme a tué son frère?

Ce qu'il parait d'autant plus injuste, c'est que dans un premier temps Abel semble, et c'est là le mobile du meurtre, être préféré par Dieu. Excusez-moi du propos mais il semblerait qu'un mec qui contemple le cul de ses chèvres soit préféré à celui qui laboure le sol. Chose qui de surcroît semble être la volonté de Dieu car on se souvient dans la Genèse: 3.17-18
17 Il dit à l'homme: «Puisque tu as écouté ta femme et mangé du fruit au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: ‘Tu n'en mangeras pas’, le sol est maudit à cause de toi. C'est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie.18 Il te produira des ronces et des chardons, et tu mangeras de l'herbe des champs.

Quelque part, on peut comprendre Caïn et même le soutenir ce grand roux meurtrier comme Baudelaire le disait:
Race d'Abel, dors, bois et mange;Dieu te sourit complaisamment.Race de Caïn, dans la fangeRampe et meurs misérablement.Race d'Abel, ton sacrificeFlatte le nez du Séraphin!Race de Caïn, ton suppliceAura-t-il jamais une fin?Je vous laisse la suite

Premières interprétations:

Je me creusais la tête en cherchant une réponse que je ne trouvais pas. Je me résolu donc par dépit à la pèche aux informations. Je ne peux pas dire que je sois tombé sur des poissons affriolants.
     Le premier point de vue est chrétien: 
On place Abel comme une victime symbolique et on lui donne un visage christique. Abel est vu comme le juste croyant en la promesse de Dieu et Caïn le roux maudit comme la bête qui anime le cœur de l'homme.
Certes c'est bien joli mais de là à voir le premier meurtre comme une prophétie de l'annonce du Christ. Je peux dire oui mais je garde le sentiment d'inaccompli dans cette interprétation.
     Le point de vu musulman est plus équivoque: 
Le meurtre d'Abel serait dû à une jalousie comme on peut s'en douter mais animé par l'envie d'une sœur plus jolie qu'une autre. L'affaire de mœurs consanguine me laissant pantois pour ne pas dire autre chose, je passerai volontiers un coup d'éponge dessus. Et honnêtement je ne trouve pas le premier point de vu exposé plus pertinent.

Alors que me reste t'il?
Les luttes fratricides peuplent nombres de mythologies. Les égyptiens avec Osiris contre Seth, les romains avec Rémus contre Romulus. Est-ce simplement un recyclage hébraïque de ces mythologies ou il y a t'il autre chose? Le chasseur-cueilleur nomade contre le péon de base? La clôture, l'espace privé contre la liberté? le Cro-Magnon contre le Néandertal? Robin des bois contre le shérif de Nottingham? Mickey contre Donald?
On n’a pas fini. Ces explications n'ont aucun sens.
Revenons-en aux fondamentaux: Dieu n'est pas un connard. Il est Éternel, incompréhensible pour le commun des mortels mais il n'est pas un connard.

Keep Calm and Pray:

Si on ne comprend pas une histoire décortiquons la pièce par pièce.
1) Deux frères.2) Deux frères élevés de la même manière.3) Deux frères élevés de la même manière ont deux boulots différents4) Deux frères élevés de la même manière craignent et discutent directement avec l’Éternel.5) Deux frères élevés de la même manière offrent en sacrifice le fruit de leur travail.6) L’Éternel préfère le sacrifice de l'un des frères.
7) L'un des frères élevé de la même manière jalouse son frère celui dont Dieu préfère le sacrifice.
Donc la question est; Pourquoi Dieu préfère t'il le sacrifice d'Abel et non celui de Caïn?
La nature du sacrifice peut-être. L'un a sacrifié une chèvre l'autre du blé. Dieu préfère t'il le sang à la semence? Blasphémons mais si vous êtes éternel en quoi cette différence a t'elle une importance? Littéralement, vous vous en foutez, vous n'avez pas besoin de cela.
On nous dit par contre quelque chapitre auparavant que l'homme a été créé Son image. Donc dans la logique d'union entre l'homme et le divin, la matérialisation donc de la divinité, ce n'est pas dans la nature du sacrifice qu'il faut mais plutôt dans le cœur du sacrifiant.
Si on en suit cette logique, on peut donc en conclure que la motivation d'Abel était clairement différente de celle de son frère et que celle-ci a orienté la préférence divine.
Nous arrivons donc à un point de la logique où nous sommes obligés d'extrapoler et nous mettre à la place des deux frères pour comprendre le motivation du meurtre mais aussi les raisons d'un sacrifice.
Si on fait un sacrifice, c'est que l'on veut soit rendre hommage à Dieu soit lui demander une faveur. Dans les deux cas, soit vous demandez quelque chose pour vous-même, soit vous le faites pour quelqu'un d'autre, pour Dieu Lui-même. Maintenant saisissant les tenants et les aboutissants d'un sacrifice, il faut observer ceux et celles qui font un sacrifice, on distingue véritablement deux caractères en opposition l'un ostentatoire, l'autre intime. Finalement les sacrifices véritablement importants sont ceux qui non pas ce caractère ostentatoire, ce qui sont fait pour les autres ceux pour qui il n'y a ni renoncement, ni douleur, ceux pour qui le sacrifice et le sacrifiant ne sont qu'un. De fait tout sacrifice fait pour soi fait pour sa propre gloire a un caractère nul et finalement appartient à Caïn.
Finalement, via ce prisme, on comprend mieux ce qui anime le cœur de Caïn. On comprend sa détresse quand Dieu lui tourne le dos, son désir d'égaler son frère et le pourquoi de son échec. On comprend finalement l'incapacité à Caïn de comprendre ce qu'est un sacrifice, ce malgré son obéissance et sa proximité avec Dieu. Presque heureuse faute de Caïn qui nous apprend comment ne pas faire.

Ce que nous apprend donc le meurtre d'Abel, cette seconde faute de l'homme, c'est ce que doit être le juste sacrifice et les conséquences d'un mauvais. On comprend ce que veut Dieu en vertu d'un sacrifice, il veut que nous nous donnions librement sans heurts, sans fatras. Si notre cœur fait une différence, il est propice à la jalousie à la haine, à la connerie.

Là où donc Jésus et Abel se rejoignent, c'est que l'un et l'autre se sont donné librement sans se soucier d'eux-mêmes et dans le cas d'Abel encore un petit peu moins pour la chèvre. Ce qui rend le sacrifice du Christ d'autant plus remarquable.

N'ayons pas peur:

Nous avons une chance incroyable d'être chrétien et il ne faut pas avoir peur de vivre cette foi. L'essence du chrétien est de donner et donner, non pour lui-même mais pour les autres. Il faut donner. Ce quoiqu'il en coûte quel que soit le prix qui est demandé; la mission du chrétien est de donner. C'est ce que nous apprenne Abel et Caïn donner est le seul acte qui soit acte, qui ait une valeur aux yeux de Dieu.
Et quand on donne c'est à l'autre. Je dirai qu'en tant que Français, nous avons une chance incroyable de comprendre plus que bien d'autre peuple à comprendre cette mission. Posons-nous une question. "Quel est le mot le plus important de la langue Française?" je répondrai que c'est TOI. Parce que j'aime l'idée, implicite dans cette langue, que l'autre soit comme un abri.

jeudi 27 décembre 2012

Le Grand Calme


Je pense à l'image tordue des noyaux
Emportés par un pauvre courant de sable,
A ces arbres nus aux racines instables...

Qu'un nuage ingénu ignore à nouveau.


Je les croise parfois en ces anciens rivages,
En ces mirages restreints où un fil retient
Une neige malade qui dessine le matin...

Et je crois au miracle d'une nuit d'orage.


J'ai eu la même soif de commencement
Un pas vers la joie de voir chaque nuance
Emplir le ciel d'étoiles plus belles que la chance...

Et l'espoir se marier à l'écume du temps.


J'aurai brisé mes jambes pour boire la coupe
De cette saine obéissance, brassé le sel
Que je disparaisse un à un dans ces Cercles

En donnant au monde les flammes qui nous découpent.


Maintenant que même l'eau se change en vin
Je ne crains rien, n'ai que le soleil dans les bras
A l'image brute d'un arbuste en moi.